Pierre « fils » Tremblay - (Le moulin à scie)
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Pour satisfaire à la demande, Pierre Tremblay fit construire sur ses terres un moulin à scie et son frère Michel, se joignit à lui pour l'exploiter. Mais après un certain temps les mats d'épinette local n'obtiennent plus la faveur des constructeurs de navires. Chose incroyable, en effet, en 1724, un lieutenant de vaisseau, accompagné d'un maître mâteur de galères, passa au Canada afin de visiter les endroits où se trouvaient les arbres propres à mâter les galères royales. Au cap à l'Aigle, il ne trouvaient que des « arbres capables de rien », et semble-t-il peu de choses à l'île aux Coudres et aux Eboulements. Seuls les pins de la Baie-Saint-Paul, contenus dans les pinières de la Fourche, de Passefol et du Rat musqué, retinrent son attention.

La production de la Baie-Saint-Paul et de la Malbaie des mâtures, espars, planches et madriers à faire pour le Roi se ralentit et comme on a déjà vu pour Michel, les Tremblay finiront par abandonnèrent cette forme d'activité pour se tourner vers l'industrie du goudron (26).


26- Vers la même époque, l'aveu des Eboulements ne mentionne que les bois de chêne et de pin rouge propres à la goudronnerie. En 1737, Marie Roussin, veuve de Pierre « fils » déclarait: « le moulin à scie est ruiné; il ne reste que deux scies, deux étriers et une manivelle »..

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