![]() |
. | |||
| . |
Ayant depuis, 1552, prise à ferme non seulement la forge, mais également « le domaine et terre » de la Barre à Crulay, le sieur de Gaillon se voit dans l'obligation de sous-louer la terre de la Gastine, Aspres. En 1578, il rétrocède la terre de la Gastine en Aspres dont il était fermier pour le seigneur de Tourouvre; il demeure évidemment, au compte du même seigneur, maître de la Grosse Forge de Randonay (25) . L'exploitation de la baronnie de Conturbie, sa partie normande, suffisait à l'occuper. Ainsi la perception de revenus en nature permettait d'équilibrer les rentrées en argent provenant de la forge. Si la production de fer venait à réduire, ou si les paiements tardaient trop, le revenu agricole des terres affermées suffisait à faire vivre la famille. Les Tremblay étaient donc tour à tour exploitants, industriels et agricoles. Louis Tremblay, sieur de Gaillon, est marié à Anne Fousteau de Mortaigne. Celle-ci appartenait à une famille de magistrats, représentée par un juriste célèbre et une kyrielle d'officiers. On les rencontrait tour à tour au Bailliage, à l'Election, au Grenier à sel et, généralement, partout à la fois. A travers les alliances de leurs filles, on mesure le chemin parcouru par les Tremblay. Catherine épousa Jacques Loche, maître de forges. Sa soeur Louise, fut l'épouse de Thomas Duteil, practicien en « cour laye ». A la génération suivante, Etiennette devint la femme d'un bourgeois de Laigle, du nom de Thomas Lecomte, qualifié de « sieur des Genettes ». Anne épousa Henri Thory, lequel afferma la baronnie de Conturbie en 1587. De son remariage naquit un fils qui fut écuyer, homme d'armes de la compagnie du roi. De la marchandise à la finance, de la finance à la judicature, le groupe social auquel ils s'allient s'achemine par la voie des offices au rang des bourgeois vivant noblement. |
. | . | |
|
|
||||
| . | . | |||