Ici pour la page avant... Ici pour une autre page... .
.
Marie de la Vove

Line

Devenus écuyer, les héritiers  (42)  de  Nicolas II du Tremblay abandonnèrent peu à peu le commerce et l'industrie qui avaient fait leur nom. La fortune des Tremblay avait cessé de s'accroître et elle se divisa au gré des partages et ne fut conservée que par la réduction croissante du nombre des héritiers.
Devenues un simple élément du patrimoine, ses petits-enfants se décidèrent à les céder  (49) .  René II et sa soeur, représentant  la branche de la Bonnerie,  Pierre II et ses frères pour  la branche du Tremblay, vendirent le domaine a Pierre Mahor, sieur de la Plotière, maître des grosses forges de Lyre  (50) . La vente fut conclue pour le prix de 38000 livres « en espèces d'or et d'argent et non en papier de quelque qualité qu'il soit et quelque cours qu'il ait dans le royaume ». Cette disposition traduit assez les vicissitudes monétaires de la Régence, marquée par la faillite du système de Law. Cette fuite devant la monnaie s'accompagna chez l'un d'eux d'un goût certain pour l'or et pour une richesse assez voyante.
Les Tremblay étaient riches et a measure que disparaissaient leurs parents, dont la plupart moururent sans decendance, la fortune des survivants s'accroîssait. On peut voir Pierre II Du Tremblay recueillir et mettre à jour un complexe régime de rentes lui venant de divers côtés: de par sa mère, Anne de Moucheron, par sa défunte tante Catherine Du Tremblay, par les sieurs de Bailleul, de la Briffe et d'Aureville, ces derniers ses cousins  (51) . Il est manifeste que derrière toutes ces menées se tient avec sollicitude et constance la châtelaine de Bellegarde, Marie de la Vove. Dernière de sa famille, elle prit sous sa protection ses neveux du Tremblay et pourvut largement à leurs besoins. Même, qu'elle leur fit don du château et du domaine de Bellegarde estimés à 38000 livres.

Le château de Bellegarde, que Marie de la Vove avait fait reconstruire, était alors tel que nous le découvrons aujourd'hui. Perché sur une butte qui domine la route de Paris.

. .
- Annex B -
. .