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La façade du château, adossé à l'orée d'un bois, se détache admirablement su l'écrin des sapins. Du sommet de ce belvédère, le regard embrasse à l'horizon les hauteurs de Bubertré et découvre toute la forêt du Perche. Bellegarde: jamais château ne fut si bien nommé. De sa vocation militaire il ne conserve qu'une tour de guet chargée de machicoulis. Ce fut jadis une maison forte, puis une gentilhommière, meublé sans grand luxe. La reconstruction par Marie de la Vove témoigne d'une plus large aisance et d'une époque qui fut moins troublée. Les Messieurs du Tremblay vécurent à Bellegarde la vie de riches oisifs, occupés seulement par leurs relations de voisinage, la chasse et les cartes. Rien ne semblait devoir troubler le cours d'une existance aussi paisible, si ce n'est la misère des campagnes, dont le soulèvement sonna le glas de la noblesse.
C'est finalement en 1735 que l'aîné de cette famille, Pierre II du Tremblay, chevalier, hérite du château de Bellegarde, de par la volonté de dame Marie de la Vove, veuve de messire Jacques de Bailleul, chevalier, demi-soeur de son propre père.
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