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Il est question ici d'une double vente en faveur de Thomas Freschot, demeurant dans la paroisse de Conturbie: d'abord, d'un demi-journal de terre sise à l'Hermitage et dépendante du fief de la Trappe, puis d'un arpent de terre séparé de la première pièce par le chemin qui va de Conturbie à Chennebrun. La première s'enclave dans les terres des Tremblay dits « Barons », ce qui donne à présumer que le vendeur, Thomas Tremblay, la tient par héritage à titre de descendant de ces Tremblay dits « Barons »; à l'autre extrémité, elle est bornée par la terre d'un Michel Tremblay. Quant à la seconde, le long de laquelle passe également la route de Conturbie à Chennebrun, elle touche par une extrémité à la rivière de l'Avre et s'étend entre des terres appartenant, d'un côté, à Jean Tremblay, maître de forge, et de l'autre, à Mathry Tremblay. Les années qui suivent consacrent peu à peu la disparition de leur patrimoine. En 1577, les moines instituent une enquête « de commodo et incommodo » au sujet de la baronnie jadis tenue par Jacques Tremblay. Effectivement les Cisterciens qui en sont les seigneurs depuis des siècles, la mettent aux enchères. Le 13 décembre 1577, Dame Marguerite Auvé, veuve de Claude Gruel de la Frette, haut et puissant seigneur de La Ventrouze (3) , fait porter à Evreux des offres à ces enchères pour Conturbis. Mais dès le lendemain c'est encore aux Tremblay que la baronnie est adjugée (4) . Le domaine passerra d'une branche de la famille Tremblay à l'autre, sign révélateur tout autant de l'importance de ce bien que de la solidarité liant les descendants de Gervais du Tremblay. Les descendants de Jacques Tremblay sont ainsi écartés du domaine. Autant les cause de la prospérité des maîtres de forges nous sont connues, autant celles de l'infortune des « Barons » nous échappent. |
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